Dame des friandises

pavchin

Elle n’imite point la muse, sa jumelle,
Qui la rime en son coeur souvent fait mijoter ;
Elle n’est pas non plus dame des privautés,
Mais comble d’aliments les fringales nouvelles.

Dans son vaste plateau, que les douceurs sont belles!
Mais ce que nous mangeons, ce n’est pas leur beauté,
C’est leur suavité qu’on aime grignoter :
À nulle sucrerie notre coeur n’est rebelle.

Petits creux, grandes faims, on n’y résiste pas,
On prend le chocolat dans le placard du bas
Ou l’on ferme ses dents sur le pomme croquante ;

On peut manger de trop, c’est un risque à courir,
Mais consommer trop peu, ce n’est pas se nourrir,
Jamais sobriété ne fut chose marrante.

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