L’oiseau de juillet

o-d-jl

J’aperçois son reflet au milieu du carreau :
C’est un oiseau bizarre, une caricature,
Un phénomène dont j’ignore la nature,
Nul oiseleur ne l’a derrière ses barreaux.

Aucun dessinateur n’en a fait le tableau,
Son bec est redoutable et ses griffes sont dures ;
De ces sombres jardins il franchit la bordure
Pour s’en aller chasser tout seul, au bord de l’eau.

Vers son lointain logis, qui le pourrait poursuivre ?
Son plumage d’argent a des reflets de cuivre,
Son regard est sévère, et quelque peu sournois.

Plus orné qu’un prélat vêtu de broderies,
Ce volatile étrange est maître en rêverie
Tel le phénix aimé des poètes chinois.

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