Trois oiseaux d’or

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Les âmes des oiseaux, de poésie éprises,
Sur l’antique recueil aiment bien se pencher,
Qu’elles vont déchiffrant à l’ombre d’un rocher,
Vieux livre contenant de plaisantes surprises.

La page que soulève et que tourne la brise.
Porte une encre de sable, agréable au toucher ;
Une énigme parfois, dont on aime chercher
Le fin mot qu’obscurcit la métaphore grise.

La solitude à trois est un bienfait pour eux ;
De nul autre trésor ils ne sont désireux
Que du livre où ils font d’étranges découvertes.

La versification n’est pas un art perdu,
Un témoignage en est par ces oiseaux rendu,
En leur plumage d’or qu’ornent des ailes vertes.

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