Au hasard d’un lézard

ehrwald

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C’est presque le phénix des hôtes de ces lieux,
Ce bizarre lézard qui grimpe à la tonnelle ;
C’est un bel invité de la saison nouvelle,
C’est un plaisant reptile, un favori des cieux.

Jadis, il apportait les messages des dieux,
Investi du pouvoir de leur grâce immortelle ;
Il descendait du ciel de lumière éternelle
Pour que notre bas monde, enfin, se portât mieux.

Ce messager céleste éloigne la misère,
Il nous fait oublier que nos vies sont amères ;
D’un accueil souriant faites-lui la faveur.

Quelques vivants sont là, si joyeux, quoi qu’on fasse,
Que nous en oublions notre condition basse :
Un lézard de hasard sera notre sauveur.

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