Grande sagesse du crocodile

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Il n’a pas pu manger les flamants roses,
Ni le taureau qui buvait au ruisseau,
Ni les castors, ni les petits oiseaux,
Ce crocodile, ayant sa gueule close ;

Mais il attend, tranquille, il se repose,
Sans un regard pour nef ou pour vaisseau,
Sans écouter le gazouillis de l’eau,
Ni du têtard voir les métamorphoses.

Il chasse, calme, et sans se hérisser,
Au long des bords de sable tapissés,
Il faut manger, mais pourtant, rien ne presse,

Enfin, il trouve un gibier à son gré,
Poisson d’azur aux petits yeux dorés,
Un de ceux qui d’excréments se repaissent.

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