Vestale murale

Bel

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C’est la grande vestale, une charmante fille
Dont l’habit monastique est un peu raccourci ;
Elle rêve au jardin, loin des pesants soucis
Qui ne lui feront rien, tant que le soleil brille.

Sa prière du soir au lointain s’éparpille
Et s’en va vers les dieux, vers les démons aussi ;
Le diable et le bon ange ensemble, c’est ainsi,
La trace d’un sourire aux yeux qui s’écarquillent.

Doucement soupirant, la vestale si belle
Aime se consacrer au temple de Cybèle
Et ne regrette point qu’on la prive d’amour.

Arès, peut-être, aura son rouge coeur de femme,
Ses soeurs, probablement, n’en feront pas un drame,
Clôture en lieu sacré ne dure pas toujours.

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