Oiseau-patriarche

Keskastel

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Devenu vieux, l’oiseau vit son enfance,
Il prend refuge en son propre passé ;
Les tendres liens ne sont pas tous cassés,
Il garde amour de son ancienne France.

France est maison, Armorique est errance,
De Celtes sont souvenirs entassés ;
Un jour d’école, on le croit effacé,
Il en revient à Quimper souvenance.

Mère ou servante, une dame bretonne
Me dit toujours des contes qui m’étonnent,
Sans craindre trop la noirceur de l’oubli.

Le centre ville est orné de quinconces,
Dans les faubourgs, c’est la terre des ronces,
Ce monde est juste, il n’a pas un faux pli.

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