Fringale de poule

image de l’auteur

La poule dévorant les vermisseaux d’avril
À sagesse ne songe et non plus à folie ;
Blanche est sa déjection sur la dalle polie
Où se dresse parfois son coq noble et viril.

La cour est maintenue à l’abri des périls
Par un vaillant molosse à la toison pâlie ;
Et le prudent fermier rarement le délie
Car il en a gardé un effroi puéril.

La poule se nourrit de beaux insectes frêles
Qui cherchent leur chemin parmi les herbes grêles
Ou qui se vont enfouir au plus glauque des bois.

Or, j’aime cette cour où surgit, par surprise,
Un enfant du dieu Pan qui sonne du hautbois
Dont le son lancinant s’envole dans la brise.

Advertisements