Printemps du maître Schlingo

banne

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L’hippopotame en mai par amour se consume,
Il nous dit « Me voici tout à fait allumé »,
Le beau Charlie Schlingo le voit se consumer
Et voudrait le soigner avec des coups d’enclume.

Il marche sur les mains, car telle est sa coutume,
Chose qu’en aucun cas l’hippo ne peut mimer ;
Et ce fou, contemplant l’animal désarmé,
Demande gentiment : «Vieux, qu’est-ce qui t’allume ?»

Pour cette flamme éteindre, il te faut toujours boire
Du nectar enchanté qui brouille ta mémoire,
Ou marcher sur les mains, ou lire des sonnets.

Et l’hippopotamette, on n’a pas besoin d’elle,
Crois-moi, brave bestiau, ces dames sont cruelles,
Tu te porteras mieux si tu le reconnais.

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