Cératoptère

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Il plane au ras du sol, ce monstre fier et lourd,
Un étrange animal, cousin du minotaure,
Un diable inoffensif, beau-frère du centaure
Qui chante, en souvenir de ses folles amours.

Les fleurs du mois de mai s’ouvrent sur son parcours
Qu’il commente en latin, et même pire encore ;
Diogène en le voyant surgit de son amphore
Pour adresser au monstre un amical bonjour.

Son vol est régulier, car rien ne le retarde,
Il va vers son palais dont les murs se lézardent ;
Ses ailes dans le vent sont un vaste éventail.

La ronce en ses jardins devient inextricable,
Car les seuls jardiniers sont des épouvantails ;
Mais le parc resplendit d’un charme inexplicable.

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