Mur de Piaf-Tonnerre

malo

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J’ai décoré le mur du manoir qui m’est cher ;
Il se dresse, superbe, au bout d’une avenue,
Et les passants, saisis d’une extase ingénue,
Disent «D’un tel pinceau, comment n’être pas fier?»

J’ai pris l’or du soleil et l’azur de l’éther,
Posant sur la muraille une brosse menue ;
Ainsi, ma silhouette, autrefois méconnue,
Orne ce monument plus beau qu’un temple khmer.

Autrefois, j’habitais des logis de fortune,
Quelque peu méprisé des gens de la commune ;
Mais à ma réussite, ils devront applaudir.

Elle peut m’apporter, cette maison charmante,
De plaisants visiteurs et la plus douce amante,
Derrière ce beau mur que je vois resplendir.

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