Âne et lumière

Gilier

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Il aime à réviser ce qu’il a bien appris,
Et ce qu’il sait moins bien; il apprécie l’ensemble,
Cet âne qui, sans doute, aux vieux sages ressemble,
Car ce que l’on rumine est souvent mieux compris.

Sa grande âme s’emplit des plus doctes écrits
Qui dans son noble coeur fort plaisamment s’assemblent;
Il sait les commenter, sa voix jamais ne tremble,
Âne érudit, vraiment, quel fabuleux esprit !

As-tu capté un peu de la flamme divine ?
Peux-tu tracer des mots, d’une écriture fine,
Mûrir ton jugement et le rendre subtil ?

Ou peut-être, ce goût te vient de la fumée
D’une herbe de savoir, vivement consumée,
Un chanvre savoureux qui fait perdre le fil.

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