Amiral au masque d’or

Neu-Altkirch

image de l’auteur

Mon grand-oncle amiral, un fantôme que j’aime,
Dort sous son masque d’or au pénétrant regard ;
Même si ce n’est pas une grande œuvre d’art,
Cela mérite bien que j’écrive un poème.

Mais aurais-je voulu être amiral, moi-même?
Non, jamais mon cursus ne prit un tel départ,
Et je n’ai nul regret, à présent qu’il est tard,
De n’avoir point cueilli la gloire et ses emblèmes ;

Pour goûter de la mer la grâce et la beauté,
Nul besoin de voguer en une escadre fière ;
Car il vaut mieux garder sa liberté entière.

Ainsi, bel amiral, ce que tu as été,
Ce dont se souviendront les traités militaires,
Est-ce autant que le vol d’un papillon d’été?

Advertisements