Valves de mules

351.jpg

Joyau de Salvador Dali

Mules, vous qui offrez une valve au Saint-Père,
Vous lui donnez ainsi un joli coeur tout neuf ;
Si dans ces conditions le pape devient veuf,
Il sera consolé par de vaillants compères.

A la fin de la vie, des constructions s’opèrent
Et notre corps parfois devient fort comme un boeuf ;
Mais si le coeur se sent fragile comme un oeuf,
Point ne faut qu’en la mort ce frêle organe espère.

Car la loi est ainsi : nous devons aimer vivre,
Aller par les chemins, nous plonger dans un livre
Et songer au bonheur qu’apporte le savoir.

De ceux qui vont rester, nous respectons les larmes,
Mais il ne faudrait pas que cela nous désarme :
Les soleils du Ponant sont les plus beaux à voir.

Advertisements