Arbre à lyres de gueules

gardin

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Au fond des bois se dresse un arbre à lyres ;
Il ne joue point les couplets que j’aimais.
Viendra la muse, elle pourra l’instruire,
Je dis cela, car on ne sait jamais.

Viendra le barde au flanc de la colline
Pour égayer les ruines de la tour ;
Un manuscrit en lettres carolines
Porte les airs qu’il chante, tour à tour.

Rien de tout ça, trêve de rêverie,
Jamais l’hiver n’offre de belles fleurs,
Mais j’aime mieux que barde et muse en rient,
Nous n’avons point l’usage de leurs pleurs.

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