Ambibasilic

ambiba

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Il nous réveille tous, le matin, quand il crie.
Les coqs vont jalousant son organe puissant,
Essayant d’imiter ses sonores accents,
Mais sans y parvenir ; leur gorge en est meurtrie.

Il s’aventure au loin sur la lande fleurie,
Subjuguant la faisane et ses yeux languissants ;
L’hirondelle qui va dedans l’azur dansant
Peut contempler la scène, et s’en montre attendrie.

C’est l’ambibasilic, ce monstre tant vanté
Qui mange du fromage et du chou fermenté ;
Où trouve-t-il le vin dont son repas s’arrose ?

Tu poses la question, naïf adolescent ?
Ce vin de bon aloi, sache-le, c’est son sang
Que tu peux reconnaître à ses beaux reflets roses.

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