Nef des coquillards

n-d-coq

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La nef des coquillards, étrangement bâtie,
Navigue pour trouver le bénéfique lieu
Ou le petit caillou fut lancé par un dieu
Auquel leur confrérie s’est toute convertie.

Depuis longtemps déjà, cette nef est partie,
Et même quand la nuit la dérobe à nos yeux,
Nous savons qu’elle avance et vogue sous les cieux ;
Plus d’une mouette, au large, en est fort divertie.

Allez-y, coquillards, nul forban ne vous suit,
Gouvernez le vaisseau qui marche jour et nuit,
Que la lune blanchit, que le soleil enflamme.

Trouverez-vous bientôt, dans votre éloignement,
Le caillou transcendant qui plairait à votre âme ?
Si quelqu’un l’avait pris, quel terrible tourment !