Solivore

solivore

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Au matin, je descends des arbres,
J’observe les fleurs du printemps ;
Mon bec est dur comme du marbre,
Terreur des morts et des vivants.

Je ne vis pas de pourriture,
Ni des insectes du sous-sol ;
Mais, bien souvent, je m’aventure
À dévorer des tournesols.

Puis, je vais boire, à la fontaine,
Le vin qui procure l’oubli :
La source n’est pas si lointaine,
Son charme point n’est aboli