Nef rapiécée

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Au large de la côte, où le soleil se couche,
On la voit prendre un cap et longtemps le tenir ;
Les terriens dans le port n’ont pu la retenir,
Elle veut voir les eaux qui à l’horizon touchent.

La route maritime en d’autres lieux débouche,
Dont nul navigateur ne garde souvenir ;
Aussi ne sont-ils pas certains d’y revenir,
Mais tel est leur destin, nul ne s’en effarouche.

En ce soir assombri, marins jeunes et vieux
Sur le pont du vaisseau s’activent de leur mieux;
À leur table ils auront homards et langoustines.

Au grand large, ils n’auront pas souvent de repos,
Mais resteront pourtant des marins bien dispos,
Le corps entretenu par la saine routine.