Miroir funéraire

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Le saint roi meurt, gisant sur son manteau ;
Les chapelains ont prié dès l’aurore,
Gardant qu’enfer son âme ne dévore ;
Le desservant lui présente un tableau

Sur lequel sont les grands cieux clairs et beaux
Que la splendeur de mille anges décore ;
Mais le vrai ciel est plus charmant encore.
Du roi tremblant, les yeux versent de l’eau.

Or, sa conscience à-demi sommeillante
Lui a montré des choses surprenantes,
Le jugement, la balance d’airain.

Roi, ces secrets, il faut que tu les saches ;
Et n’est raison que ton esprit se cache :
De ton trépas, tu es le souverain.