Trisagion

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Chantons, car il n’est point saison d’être affligés,
Qu’une grande ferveur partout soit ressentie,
Pour ce que l’âme alors n’étant point divertie,
Dans le juste chemin nous sommes engagés.

Démon, tu ne peux rien, tu nous vois soulagés,
Et ta lourde fureur, par la Grâce amortie,
L’espace d’un matin s’est de toi départie,
Je vois ton fier orgueil en faiblesse changé.

Profite, en ce beau jour, du repos qu’on te donne ;
Nous sommes à l’abri de tes pointes félonnes,
Ton palais de cristal en sable est transformé.

Or, tu n’oseras plus en vouloir à nos vies
Qui de fers si pesants pour jamais se délient ;
Face au large chemin, tes yeux seront fermés.