Fringant dragon

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Il chante une chanson dans sa petite tête,
Il a trouvé, dit-on, le bonheur qu’il cherchait
Et l’on n’a jamais vu de si joyeuse bête,
Sauf s’il songe, le soir, à des gens qu’il aimait.

Cupidon ne peut rien sur son cœur en tempête
Depuis qu’il a compris que trop d’amour l’usait.
Trop paresseux, aussi, pour être un grand poète,
Il n’a pu travailler que quand ça l’amusait.

Il s’amusa ; c’était, du reste, un dragon drôle,
N’ayant jamais trop pris au sérieux son rôle,
Dramatiser, vraiment, il n’y a pas de quoi.

Ce paisible animal, qui vit de poésie,
Y rajoute parfois un peu de fantaisie,
Il pourrait devenir un exemple pour moi.