Reine des arbres

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Dans le soir aux lueurs vermeilles
(Car bientôt s’assombrit le ciel),
Nous n’entendons plus les abeilles,
Mais nous mangeons toujours leur miel.

Un arbre absorbe la lumière
Avec un évident plaisir,
De la licorne, la crinière
A paru frémir de désir.

La dryade, en cette nuit fraîche,
Goûte des astres la clarté ;
De son bois, ne fais pas de flèches :
Elle est pure, et veut le rester.