Gallicervidé

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Le gallicervidé s’inquiète, ce matin ;
Le vague souvenir de ses rêves nocturnes
Fait que son petit coeur d’un peu d’angoisse est teint,
Plus qu’à son habitude, on le voit taciturne

Il ne dit rien au troll, ni même au vert lutin ;
Le satyre versant le bon vin de son urne
Ne peut le dérider de quelques traits mutins,
Il est plus assombri qu’Hadès ou que Saturne.

Il n’a pas de souci, pourtant, pour sa santé
Le sentier par la biche est toujours fréquenté,
L’oiseau bleu lui redit son bel air bucolique.

Puisqu’il ne peut goûter le vin ni la chanson,
Il traverse les champs rasés par la moisson
Afin d’en savourer la vue mélancolique.