Deux petits dragons verts

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Les dragons, prunelles mi-closes,
Toujours sont à se réjouir
De l’air du temps, de pas grand-chose,
Des fleurs qu’on voit s’épanouir.

L’enfant leur montre la lumière,
Leurs yeux se tournent lentement ;
Ils plissent un peu les paupières
Pour marquer leur étonnement ;

Leur parle la mère elle-même
Que pour divine nous tenons.
Ils lui consacrent ce poème
Qu’ils ont signé de leurs deux noms.