Oiseaux querelleurs

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J’ai vu deux beaux oiseaux, mais d’une étrange sorte,
La discorde entre eux deux allumait ses flambeaux ;
Terribles sont les coups que ces deux guerriers portent,
Effrayants, ces démons plus noirs que des corbeaux.

Peut-être devrons-nous creuser leurs deux tombeaux,
Si, dans ce fier combat, leur fureur les emporte ;
Nous y déposerons les funèbres lambeaux
Qu’il subsistera d’eux, les fragments de chair morte.

La vie sera plus calme, on ose l’espérer ;
Quand ces deux belliqueux dormiront, enterrés,
Sans que les survivants ne leur offrent leurs larmes.

N’êtes-vous pas lassés, combattants sans remords,
D’avoir, au long du jour, votre coeur en alarme ?
— Bien. Nous y songerons, dès que nous serons morts.