Alcool de fruits

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Tant de fruits ont mûri sur des arbres sauvages
Qu’ils furent entassés dans un baquet rugueux,
Qu’ils furent piétinés par nos grands pieds fougueux,
Et qu’on les a changés en un friand breuvage.

Il est un temps pour tout, d’abord pour vendanger,
Pour laisser le nectar mûrir, vaille que vaille,
Pour en accompagner la modeste ripaille ;
Qu’on vous en laisse un peu, ça non, pas de danger.

Quand il est bien rempli, le ventre se déplisse,
Le coeur est satisfait, on dirait qu’il s’endort,
Enfin nous comprenons que la vie et la mort
Sont, en cet univers, d’éternelles complices.