Ambibouffons

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Si la princesse souffre, ils sécheront ses pleurs ;
Le roi rhumatisant en oublie sa douleur !
Ces bouffons, en privé, sont des pères tranquilles
Partageant la douceur d’un confortable asile.

De rire, en leur refuge, ils n’ont point le désir,
Et pour unique amour, pour unique plaisir,
Le décor apaisant d’un paisible rivage
En terre verdoyante, au-delà du bocage.

Loin de le cour royale, ils vivent sans effroi,
Laissant venir les jours, laissant partir les mois.
Quel est donc le secret de leur étrange Muse ?
Elle ne le dit pas, c’est l’une de ses ruses.