Tripodes arctiques

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La moitié de l’année les voit sous des cieux sombres,
Et, pendant cet hiver, leurs yeux luisent dans l’ombre ;
Si, sur le littoral, s’échoue un cachalot,
Ces tripodes gloutons surviennent au galop.

Ils mangent à leur faim, puis ils longent la côte,
Ils y mouillent leurs pieds lorsque la mer est haute ;
Nous aimons contempler ces animaux géants
Qui sourient, semble-t-il, de leurs mufles béants.

Ils errent par les monts, dévalant les cascades,
Traversant les glaçons qui forment des arcades,
Puis, assis au milieu d’un plateau rétréci,
Disent : « Le plus charmant des jardins, c’est ici ! »