Hexacéphales

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Ils narguent les typhons et bravent les orages ;
Maîtres de leur plaisir, maîtres de leurs douleurs,
Ni les jours fatigants, ni les petits malheurs,
Ni l’ennui quotidien ne les mettent en rage.

On les voit piétiner aux humides rivages,
Se signalant de loin par leur claire couleur.
Les oiseaux de leur voix, ces monstres de la leur
Célèbrent les beaux jours en un joyeux tapage.

Devant un contretemps, ces fiers routards, au lieu
D’en incriminer l’homme, ou le sort, ou les dieux,
Gardent un doux silence et poursuivent leur quête.

La sagesse d’antan, je la vois dans leurs yeux
Dont jamais ne surgit un regard furieux,
Maîtres de jours d’été, maîtres de la tempête.