Corps glorieux

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Sur le caveau s’en vint un grand nuage sombre
Et la voix de l’Esprit, comme un souffle dans l’air,
Semblait la voix du monde et la voix de cette ombre,
Ou le chant de l’abîme, ou celui de la mer.

Un encens inconnu s’exhala par bouffées,
J’entendis des soldats les plaintes étouffées ;
La trompette des morts venait de retentir ;
Du jardin, les gardiens ont préféré sortir.

Peu après, Madeleine, avalant ses sanglots,
Apporta du parfum, pour le verser à flots ;
Tu seras consolée, vaillante Madeleine,
Le nouveau jardinier soulagera ta peine.