Empereur des reptiles

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De ce grand Empereur, la chair est tiède et blëme ;
Ce monarque sans loi ne rend de culte à rien,
Et quand il vit Patrick, un ermite chrétien,
Ce serpent s’éloigna comme du diable même.

Il est doux, cependant, pour les dames qu’il aime ;
Elles vont admirant son auguste maintien.
Il sait récompenser tous ceux qui font le bien,
Pour les autres montrant une rigueur extrême.

Il se souvient d’un prince aux curieux cheveux blonds,
Qui, lui parlant souvent, jamais ne dit son nom ;
Un doux enfant qui fut d’une rose idolâtre.

D’une faveur qu’il fait, nul ne se montre ingrat :
Le prince, le renard, le phénix ou le rat,
Tous, il les aide, un jour, à quitter le théâtre.