Chauve-souris bizarre

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Monstre aérien qui volette sans trêve,
Quand je le vois, je ne me sens pas fort,
Car ce me semble un ange de la mort
Qui crie, le soir, sur une note brève.

Quand sur les bois du village il s’élève
Ainsi qu’un spectre emportant ses remords,
Annonce-t-il quelque funeste sort,
Prend-il le deuil d’un monde qui s’achève?

N’en craignons rien, car il ne fait qu’errer,
Inoffensif, ou j’ose l’espérer,
Malgré ses yeux d’une noirceur extrême.

Anges gardiens s’en vont le secourir,
Nuit après nuit le gardant de mourir,
Veillant sur lui bien plus que sur eux-mêmes.