Petits rois barbus

Thurgau.png

image de l’auteur

Quels charmants rois ! Faut-il les présenter ?
À voir leur barbe, un visiteur devine
Qu’ils sont nourris de sagesse divine
Et que le barde a droit de les chanter.

Se partageant un royaume enchanté,
Ces deux larrons font toujours bonne mine ;
Quant aux malheurs, oncques ne les ruminent,
Mais du présent savent se contenter.

Jamais amour charnel ne les tracasse ;
Leurs songeries se perdent dans l’espace,
Mythes jamais ne les ont abusés.

Se reposant, ces quelques vers ils chantent,
Mais ils n’y voient nulle attention touchante ;
De romantisme, ils ne sont accusés.