Cavalier aéroporté

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Ce cavalier volant s’élève plus encore
Que, sur les horizons, la brume qui pâlit,
Et de la Voie Lactée peut parcourir le lit,
Les étoiles au coeur, et dans les yeux l’aurore.

Du décret de Newton il semble délivré,
On dirait qu’il n’est pas plus lourd que la lumière.
De sa grande altitude, il voit la Terre entière,
D’oxygène sevré, de vertige enivré.

Quelques anges pour lui fredonnent un cantique ;
Ils chantent sa vertu, et ne sont pas menteurs,
Les notes autour d’eux flottent avec lenteur,
L’air s’emplit de tendresse et de parfums mystiques.