Diable-veau vert

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L’heureux diable-veau vert rit comme une baleine,
Ne craignant ni la pluie, ni le soleil ardent ;
Ses regards amusés, alentour s’étendant,
Parcourent avec joie la colline et la plaine.

Il salue Maître Coq, trônant sur son clocher ;
S’il va boire en taverne, on lui ouvre une ardoise,
S’il choisit du tissu, c’est quatre sols par toise,
Il a droit aux plus beaux des produits maraîchers.

Je ne peux m’empêcher de sourire à sa vue,
C’est un vrai campagnard, un enfant du terreau,
Il peut manger du foin, l’été, par tombereaux,
Et, très facilement, m’accorde une entrevue.

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