Empire aboli

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En désordre gisant, les pierres des églises
Reposent pour toujours dans la poussière grise ;
Il ne reste plus rien des grands bulbes dorés,
Et pas le moindre éclat des vitraux colorés.

Les dames qui rêvaient dans l’ombre des chapelles,
Où sont leurs ornements, où sont donc leurs dentelles ?
Un peintre en avait fait de si charmants tableaux
Que le monde jamais n’a rien vu de plus beau.

C’est le temps de l’exil pour l’épouse et et la vierge,
Qui jamais plus n’iront, à la clarté des cierges,
Entendre le prêcheur, moine vêtu de noir,
Disparu, lui aussi, à la tombée du soir.