La planète des hippocampes

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Les hippocampes d’or ont la joie dans le coeur ;
Je ne sais le pourquoi d’une telle allégresse,
Je sais que jamais, nul ne les vit en détresse,
L’océan n’a, pour eux, pas la moindre rigueur.

Ces habitants des mers n’y versent point leurs pleurs,
D’une saison à l’autre, ils s’amusent sans cesse,
Frétillant de bonheur, ignorant la tristesse,
Consumant l’existence en des jours sans douleur.

Veux-tu donc imiter ces beaux poissons, mon âme,
Si tu n’y réussis, tu n’auras pas de blâme,
Car le destin, parfois, nous meurtrit en passant.

L’homme n’est point blotti en un paisible gouffre,
Et nombreux sont les maux dont, au passage, il souffre,
Qu’il soit chargé de torts, ou qu’il soit innocent.