Ornithologie béotienne

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Cultivant son jardin, l’oiseau n’a nul souci,
Sollicité qu’il est par de belles pensées,
Même si leurs couleurs semblent un peu passées ;
Le vif éclat du jour en est presque adouci.

S’il poussait des soucis dans le sol endurci,
Aucune humble pensée n’en serait offensée ;
Par d’aimables voisins, l’âme n’est pas blessée,
Et les fleurs ne sont point rivales sans merci.

Au jardin du miroir, Alice s’entretient
Avec ces végétaux, modeste est leur maintien ;
Ils observent l’oiseau du pays des merveilles.

Contrairement au sens du nom de ces deux fleurs,
En elles ne se voient que tendresse et douceur ;
C’est, en ce clair matin, ce que dit une abeille.