Poterne du dragon

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Ces gardiens n’ont jamais connu l’astre du jour ;
Ils se sont réchauffés aux feux de l’inframonde,
Ignorant les jardins où la douceur abonde
Ainsi que les palais aux orgueilleuses tours.

Sombre est cet univers, froides en sont les ondes,
Ceux qui viennent ici, c’est souvent sans retour ;
Le sinistre oreillard y fait parfois sa ronde,
Hadès prend sa pitance en cet obscur séjour.

Certes, les visiteurs ne s’y bousculent guère,
À peine plus nombreux à l’issue d’une guerre,
Même de s’approcher, on dirait qu’ils ont peur.

Pour y faire excursion, le druide parfois use
D’une forte potion, et, grâce à cette ruse,
Chaque gardien savoure une chaude torpeur.