Jardin d’or

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Ce jardin dort dans un calme absolu,
Je n’y entends mésange ni fauvette ;
En sa cité se repose l’avette,
À peine ronfle un vieux troll chevelu.

Deux noirs goupils jettent leur dévolu
Sur une cage, où loge une poulette ;
Aux flaques d’eau, leur habit se reflète,
Obscur, comme est leur esprit dissolu.

Jusqu’au matin, nul arbre ne s’agite,
Le jardin dort, et tous ceux qui l’habitent,
Sauf la volaille, emportée dans les bois.

Sires goupils, quand leur pâture abonde,
Disent ce lieu le plus noble du monde ;
Point ne leur faut de nos festins bourgeois