Arbre-Étoile

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Son coeur est traversé par sa ramure blanche ;
Il porte rarement sa parure de fleurs
Et jamais il n’a vu l’ombre d’un oiseleur ;
On trouve, auprès de lui, des bouquets de pervenches.

Sous la brise d’hiver, certains jours, il se penche,
Mais son corps vigoureux ne sent pas la douleur,
Ignorant la tristesse, et le rire, et les pleurs,
L’arbre, pendant l’été, s’évente de ses branches.

Il admire l’automne, et le printemps aussi,
Car, depuis fort longtemps, son humeur est ainsi,
Il ne sait où il vit, ni comment il se nomme.

Une oiselle, parfois, vient lui faire la cour,
Mais je ne dirai rien de ce roman d’amour,
Trop beau pour mes écrits, trop subtil pour un homme.