Deux ambilics

2-ablic.png

Image de l’auteur

Si leurs corps sont égaux, leurs âmes sont pareilles ;
Ambilics dont la voix, dans la blancheur des cieux,
Chante un hymne latin qui charme mon oreille,
Faisant revivre en moi des souvenirs bien vieux.

Songe éternellement, ma pauvre âme ravie,
À ce temps des amours, jamais ressuscité,
L’époque où tu semblais heureuse, et asservie,
Où tu disais adieu à toute liberté.

En rêve, quelquefois, je puis te reconnaître,
Et le goût ravisseur de l’aimable poison
Dont le doux souvenir m’enivre et me pénètre,
En ces jours où grandit la mort, à l’horizon,