Chants du chérubin

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— Ah ! s’il t’arrivait de l’entendre,
Tu n’oublierais pas cette voix :
Car jamais chant d’oiseau plus tendre
Ne fut entendu dans ces bois.

Veux-tu imiter sa cadence ?
Je crois bien que ça te plairait
D’entrer dans l’immobile danse
Qui vient charmer champs et guérets.

— Mais je dois garder mes gorets !
Car, s’ils s’enfuyaient par la plaine,
Ils iraient jusqu’à la forêt ;
Mon âme serait dans la peine.