Palais de l’ambigriffe

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Quand son aile est lassée de parcourir les nues,
L’ambigriffe se meut de son pas fier et lent
Jusqu’à son blanc castel à-demi s’écroulant ;
Du désir d’évasion, son âme est moins émue.

Il voit planer au ciel des bêtes inconnues,
Le grand dauphin céleste et le renard volant,
L’ange, du haut du ciel, brusquement dévalant,
Ce que ne fera plus sa vieillesse chenue.

Peut-être, en ce vieux corps, reparaîtra le feu
Qui saura, pour un temps, le rajeunir un peu ;
Mais pas le grand amour qui tous les coeurs entame.

Que lui importe, au fond ? Jours de plus, jours de moins,
De tant de bons moments, ses yeux furent témoins
Qu’ils garderont toujours un vestige de flamme.