Jardin des oliviers

j-d-o

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La lune éclaire mal les sentiers tortueux ;
Un figuier, au jardin, se dresse, infructueux.
Quelques bicoqs saluent le Maître qu’ils révèrent,
Mais on sent qu’il n’est pas ici pour boire un verre.

Disciples endormis juste après leur souper,
Frileusement au parc, allongés, regroupés,
Car, dans leurs rangs, n’est point de vaillant Saint Christophe
Qui les aide à veiller avant la catastrophe.

Le fils du charpentier les laisse à leur sommeil,
Il ira leur parler au lever du soleil ;
Il ne peut avec eux partager sa souffrance,
Mais ne veut pas, non plus, la passer sous silence.