Manoir de la licorne

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Licorne, en ton manoir, loin des démons immondes,
Tu fredonnes un chant merveilleusement beau ;
Tu l’appris au jardin où sont des arbrisseaux,
Ceux qui te l’ont chanté ne sont plus de ce monde.

C’était l’ondin glissant dans la fraîcheur de l’onde
Et l’Esprit Créateur qui plane sur les eaux ;
La fileuse équipée de son fatal fuseau
La savante Artémise et sa soeur Cunégonde.

Mes vers ne peuvent point en dresser le tableau,
Il faudrait que Ronsard prît la plume, à nouveau,
Lui dont, depuis longtemps, l’horloge est arrêtée.

Moi, j’entends ta chanson qui monte vers les cieux ;
Les larmes, pour un peu, me monteraient aux yeux,
Mais j’admire une fleur, par la brise agitée.