Les chiens d’Héphaïstos

forge.png

image de l’auteur

Les chiens d’Héphaïstos, de pitance comblés,
Ont attisé le feu, car point ne faut qu’il meure ;
Plus clair est ce brasier que les grands champs de blé
Qui jamais ne croîtront auprès de leur demeure.

Ces deux fiers apprentis rêvent en regardant
Au coin de l’atelier monter la flamme haute,
Croyant voir transparaître, en ce feu si ardent,
La divine clarté, L’Esprit de Pentecôte.

Pour ces deux forgerons, la flamme est une fleur
Qui montre devant eux son âme inassouvie ;
Le fer entre leurs mains changera sans douleur,
Mourant pour entamer une nouvelle vie.