Double paon

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Le corps du double paon est comme une colline,
Comme une butte au loin qui serait faite d’or ;
Les étranges reflets que l’on voit sur ses bords
Confèrent à son être une allure divine.

Jamais ne va nageant dans la vague marine,
Jamais ne jurera par les mille sabords ;
Il est indifférent aux antiques décors,
Leur préférant l’éclat d’une cour anodine.

Ce paon, de mon jardin, est la plus belle fleur,
Car aucun végétal n’égale sa couleur ;
Un animal pareil, c’est extraordinaire.

Il aime ce jardin, il danse dans le vent,
Heureux d’être le paon, heureux d’être vivant ;
Sitôt mort, comme moi, il deviendra poussière.