Deux chiens d’argent

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Image de Cochonfucius

Les chiens d’argent, portant leur regard vers la nue,
Savourent les parfums par avril soulevés.
Leur ventre est bien rempli, leurs désirs abreuvés,
D’hiver est oubliée la vieillesse chenue.

Dans le sous-bois désert, nulle proie n’est venue,
Et les oiseaux n’ont point commencé à couver ;
Biche et cerf, très bientôt, iront se retrouver,
Ils vont, pour leur plaisir, goûter l’herbe menue.

Les chiens l’ont bien compris, leur maître est bon pasteur,
Aimant s’aventurer, le soir, sur les hauteurs,
Ou rêver, dans la nuit, seul, tout auprès des ondes.

D’une main secourable il saura soutenir
Cet univers tout neuf, ce globe en devenir,
Mais qui se montre prêt pour être un joli monde.